Monde occidental - Quo vadis ?

par Jürg Stäubli 15.02 2012
Les Etats-Unis sont virtuellement en faillite, l’Europe en grande partie en surendettement et cela avec une population vieillissante.
Le gros défi du désendettement des Etats-Unis sera extrêmement difficile d’autant plus qu’une grande partie des pays clients de ces derniers sont en grande difficulté économique.
 
En Europe de l’ouest nous aurons dans une 30aine d’années, c’est-à-dire d’ici environ 2040, en moyenne une personne active dans la vie professionnelle et une personne en retraite.
Le financement des rentes et par conséquent le pouvoir d’achat d’environ de la moitié de la population sera un des gros problèmes pour lequel il faudra trouver une solution.
 
Tous les indicateurs, soit économiques, politiques ou sociaux nous démontrent que nous nous trouvons à la fin d’un cycle.
Les «cartes» au niveau mondial seront redistribuées.
Le modèle surtout économique, mais également social tel que nous l’avons connu ces 50 dernières années, est révolu.
Par conséquent, il faut se préparer à une période à venir très douloureuse sur le plan économique mais également social.
Aussi en Suisse, nous aurons de multiples problèmes majeurs.
Même si la plupart de ces derniers ne seront pas «fabriquées maison» mais importés, et par conséquent dilués, il faudra faire face à une situation sans précédents.
 
La croissance démographique, due à l’immigration restera importante cela notamment vu des difficultés accrues en Europe.
Cela nous mettra devant le problème de l’insuffisance de logements et de dysfonctionnements liés à la mobilité.
En effet, la crise du logement s’accentuera et les difficultés que ce soit sur la route ou sur le rail seront de plus en plus importantes.
Et pourtant, il est indispensable que nous ayons une immigration pour pouvoir assurer la continuité et le financement de nos diverses œuvres sociales.
 
Il n’y a évidemment pas de recette toute faite pour régler les problèmes à venir.
Je pense que l’Europe se trouvera en récession dès le deuxième semestre de cette année, avec, en rapport des précédentes crises, un élément additionnel, qui sera le conflit social en partie violent qui pourra mettre en péril l’équilibre de la société civile.
Comme toujours, une crise est en même temps une chance, et je pense et que le 3ème millénaire, une fois les difficultés surmontées, sera plus spirituel, plus féminin et par conséquent plus humain…
Si notre société actuelle arrive à mettre en place les bases pour assumer la nourriture et l’eau pour les générations futures, nous aurons réussi un des gros défis.
 
L’avenir se trouve en Asie et en Afrique et il nous faudra accepter la perte de la dominance des pays occidentaux dans le nouvel ordre mondial, accéléré par la mondialisation et la globalisation des marchés, du savoir et de la communication.